DE LA TEXTURE DES DIÉGÈSES DES ÉCRIVAINES DE LA POSTCOLONIE À LA CONTEXTURE D’UNE MONDIALISATION ALTERNATIVE

  • Pierre Suzanne Eyenga Onana

Resumo

Le choix porté sur le roman d’Anne-Marie Adiaffi, d’Angéline Solange Bonono et celui d’Edwidge Danticat pour conduire notre argumentation n’est pas fortuit. Il permet de mieux visualiser les relations intertextuelles qui lient une écrivaine ivoirienne et une romancière camerounaise et une auteure haïtienne dont les œuvres, pourtant, sont distantes de vingt-trois ans. L’une comme l’autre aborde la question des mariages pré-arrangés ou de la violence dans une perspective constructionniste qui remet au jour les affres de la société patriarcale qui caractérise à ce jour une partie de l’Afrique et maintient la femme dans la posture de « sexe faible ». Selon une double perspective critique se réclamant de l’approche genre et du comparatisme, il s’agit de scruter les modes de déclinaison de la mondialisation culturelle entre la Côte d’Ivoire, le Cameroun, Haïti et le monde, par-delà le socle linguistique et géographique qui oppose ces pays. Au regard des passerelles sémantiques que dégage finalement l’herméneutique desdites écrivaines, l’étude s’achève par la monstration des stratégies de restitution de la place de l’écrivaine comme actrice du vivre ensemble et militante féministe de la non-marginalisation de la femme dans la littérature mondiale.

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